Le DSS Landfiles calcule, parcelle par parcelle, le rendement réellement atteignable, les doses d'azote, de phosphore et de potassium à apporter, et l'effet des amendements organiques sur plusieurs cycles de culture. Vous comparez les stratégies avant de décider.
La plupart des plans de fertilisation reposent sur des doses standard par culture. Ils ignorent ce que le sol fournit déjà, ce que la culture précédente a prélevé, et ce que les résidus vont restituer.
Sans diagnostic, un apport standard peut être largement excédentaire sur un nutriment et insuffisant sur un autre. Le surplus coûte cher et ne produit aucun rendement supplémentaire.
Les outils courants optimisent la récolte à venir. Ils ne montrent pas l'effet cumulé des apports sur la matière organique, le pH et la réserve du sol trois ans plus tard.
Le rendement n'est pas la somme des facteurs favorables : c'est le plus faible d'entre eux qui fixe le plafond. Corriger un facteur déjà correct ne change rien tant que le facteur limitant reste en place.
Beaucoup d'outils délivrent un chiffre sans expliquer d'où il vient. Impossible pour un agronome de le discuter, de le contester ou de l'adapter à une situation particulière.
Le DSS Landfiles formalise le raisonnement agronomique que vous menez déjà — mais en le chaînant sur plusieurs cycles et en le rendant reproductible d'une parcelle à l'autre.
Vous saisissez les résultats de votre analyse : pH, azote total, phosphore Olsen, potassium disponible, CEC, matière organique, texture (sable, limon, argile), densité apparente et horizon de référence. Le système classe immédiatement chaque paramètre — critique, faible, moyen, bon — et affiche des panneaux d'aide expliquant ce que mesure chaque valeur et comment l'estimer au champ lorsqu'elle manque.
Le moteur note six facteurs — azote, phosphore, potassium, eau, pH et matière organique — puis retient le plus faible pour fixer le plafond de rendement, selon la loi du minimum. Un indice de qualité de sol calculé à partir de la CEC et de la texture module ensuite ce résultat. Vous ne recevez pas seulement un chiffre : vous voyez lequel des six facteurs bride la parcelle, et de combien.
À partir du rendement que vous visez, le système calcule ce que la culture va exporter, retranche ce que le sol minéralise et ce que les résidus de la culture précédente restituent, puis en déduit la dose à apporter. Les seuils cibles en phosphore et en potassium ne sont pas des constantes : ils dépendent du taux d'argile, du pH et de la CEC de la parcelle. Chaque sol fixe donc son propre objectif.
La simulation est chaînée. Ce que la récolte exporte, ce que les apports restituent, l'acidification provoquée par les engrais azotés, le déclin ou la reconstitution de la matière organique, l'évolution de la CEC : tout est reporté sur l'état de départ du cycle suivant. Chaque décision prise aujourd'hui modifie le sol de demain.
Le parcours guidé confronte trois trajectoires sur la durée de votre rotation : sans aucun apport, en minéral seul, et en organique complété par le minéral résiduel. Vous ajustez la dose d'amendement organique et vous observez en temps réel l'effet sur le rendement, la matière organique finale, le pH et la quantité d'engrais chimiques consommée.
Le parcours guidé conduit l'utilisateur en six étapes, de la définition de sa rotation jusqu'à la synthèse long terme. En voici quatre moments clés, sur une rotation de trois cycles associant tomate et pomme de terre.
Captures de l'application en cours de développement — l'interface est aujourd'hui en anglais, sa traduction française est en cours.
Tout part de la parcelle et de son analyse. Chaque module en tire une décision différente, avec les mêmes données et les mêmes règles.
Chaque paramètre est classé et représenté visuellement, avec le facteur limitant mis en évidence. Des panneaux d'aide expliquent ce que mesure chaque valeur, pourquoi elle compte, et comment l'estimer au champ sans équipement lorsqu'elle est manquante.
Le moteur applique la loi du minimum à six facteurs et vous renvoie non seulement un rendement estimé, mais le détail du score de chaque facteur, le nom de celui qui limite, un niveau de confiance et les alertes éventuelles sur les données saisies.
Les doses N, P et K sont calculées à partir de ce que la culture exporte, de ce que le sol fournit et de ce que les résidus restituent. Vous convertissez ensuite le besoin en produits réels de votre catalogue, avec le taux de couverture obtenu pour chaque nutriment.
Associez deux variétés ou plus en ajustant leurs proportions : le système en calcule une variété synthétique — rendement, besoin en eau, taux d'exportation, sensibilités — traitée ensuite comme n'importe quelle autre culture. L'association devient un objet à part entière, pas un contournement.
Composez une séquence de cycles et renseignez pour chacun la culture, le rendement visé, les intrants organiques et minéraux, la part de résidus restitués et l'irrigation. La simulation se recalcule à chaque modification et propage l'effet report d'un cycle au suivant.
À partir du besoin en eau de la culture, de la pluviométrie efficace, de la texture du sol et de votre niveau d'accès à l'eau, le système calcule le besoin net et brut, la fréquence d'arrosage recommandée, le volume par apport et le seuil de pluie au-delà duquel un apport devient inutile.
Chaque recommandation remonte à une valeur de sol et à une règle agronomique nommée. Un agronome peut la vérifier, la discuter et la corriger.
Le sol n'est pas remis à zéro chaque année. Chaque décision modifie l'état de départ du cycle suivant, et la simulation le montre.
Composts, fumiers, résidus de culture, matière organique et rotations sont modélisés au même niveau que les engrais minéraux.
Le système propose, l'utilisateur ajuste. Chaque paramètre reste modifiable — l'objectif n'est pas de remplacer la décision, mais de l'éclairer.
Sur la simulation présentée plus haut — trois cycles en association tomate–pomme de terre — le DSS confronte trois stratégies. Les scénarios B et C atteignent le même rendement cumulé, mais pas au même prix ni avec le même sol à l'arrivée.
| Indicateur sur 3 cycles | A — Aucun apport | B — Minéral seul | C — Minéral + organique |
|---|---|---|---|
| Rendement cumulé (t/ha) | 6,3 | 56,6 | 56,6 |
| Rendement moyen (t/ha) | 2,10 | 18,88 | 18,87 |
| Matière organique finale (%) | 0,90 | 0,90 | 1,05 |
| pH final | 7,88 | 7,74 | 7,75 |
| Engrais chimiques (kg N+P+K/ha) | 0 | 169 | 145 |
Entre le scénario minéral seul et le scénario associant compost et complément minéral, le rendement cumulé est identique — mais 24 kg de N+P+K par hectare ont été économisés sur trois cycles, soit 14 % d'engrais chimiques en moins, et la matière organique a progressé au lieu de stagner. Les bénéfices des amendements organiques s'accumulent et s'accélèrent avec le temps : plus la matière organique remonte, plus le sol minéralise d'azote, retient d'eau et tamponne l'acidification.
Le DSS Landfiles n'apprend pas à partir de données historiques : il applique des règles agronomiques écrites, documentées et vérifiables. C'est ce qui permet de justifier chaque dose auprès d'un agriculteur, d'un agronome ou d'un organisme certificateur.
Application web, recalcul de la simulation en temps réel à chaque modification de paramètre.
Aucun modèle statistique appris n'intervient dans le calcul des recommandations.
Le DSS s'adresse d'abord à ceux qui conseillent — parce que la valeur d'une recommandation tient autant à sa justesse qu'à la capacité de l'expliquer.
Produire un plan de fertilisation argumenté par parcelle, en quelques minutes, et pouvoir montrer à l'agriculteur d'où sort chaque chiffre. Le raisonnement est le même d'un dossier à l'autre.
Homogénéiser la méthode de conseil sur l'ensemble d'un réseau. Les règles de calcul sont partagées, les catalogues de cultures et d'intrants sont paramétrables au niveau de la structure.
Tester une rotation, une dose de compost ou une restitution de résidus, et voir l'effet sur le rendement et sur le sol avant d'engager la campagne. Le parcours guidé ne demande aucune expertise préalable.
Oui, l'analyse de sol est le point d'entrée de tout le système : pH, azote total, phosphore Olsen, potassium disponible, CEC, matière organique, texture et densité apparente.
Quand une valeur manque, l'application propose des méthodes d'estimation au champ — test tactile pour la texture, bandelettes pour le pH, indices visuels — accompagnées d'une fourchette d'interprétation. Le niveau de confiance de l'estimation de rendement est ajusté en conséquence.
Le système s'appuie sur un catalogue de cultures et de variétés portant, pour chacune, le rendement de référence, le besoin en eau, les taux d'exportation en azote, phosphore et potassium, la part restituée par les résidus et les sensibilités.
Ce catalogue est extensible : vous pouvez ajouter vos propres variétés, ajuster leurs paramètres, et créer des mélanges à partir de plusieurs variétés parentes.
Par bilan de masse. Le système part de ce que la culture va exporter pour le rendement visé, retranche ce que le sol minéralise et ce que les résidus de la culture précédente restituent, puis n'applique que le déficit restant.
Pour le phosphore et le potassium, le seuil cible n'est pas une constante : il est recalculé à partir du taux d'argile, du pH et de la CEC de la parcelle. Deux sols différents n'ont donc pas le même objectif.
Non, et c'est un choix. Le moteur est entièrement déterministe : il applique des règles agronomiques écrites — loi du minimum, bilan de masse, modèle d'évolution du sol — dont chaque étape est documentée.
Deux calculs identiques donnent toujours le même résultat, et toute recommandation peut être remontée jusqu'à la valeur de sol et à la règle qui l'ont produite. C'est cette traçabilité qui rend le conseil discutable et donc défendable.
Non. L'objectif n'est pas de remplacer la décision, mais de l'appuyer sur des calculs transparents. Le système propose ; l'utilisateur ajuste chaque paramètre — rendement visé, produits, doses, part de résidus restitués, irrigation.
Il rend surtout le raisonnement lisible pour un interlocuteur qui n'est pas agronome, ce qui en fait autant un outil de conseil qu'un support de dialogue.
L'application est en phase de validation agronomique. Le bouton d'accès de cette page sera activé dès son ouverture.
D'ici là, vous pouvez demander une démonstration : nous la déroulons sur vos propres analyses de sol et vos rotations.
Nous déroulons le DSS Landfiles sur vos analyses et vos rotations, et nous vous montrons ce que la simulation change à votre plan de fertilisation.
Page mise à jour en août 2026.