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Nous entendons régulièrement parler d’Oméga 3, mais peu souvent de leur lien aux modes de production et donc de l’effet des modes de production sur la santé. Commençons par regarder du côté de notre alimentation.

De quoi avons-nous besoin dans notre alimentation ?

Notre alimentation nous sert à récupérer un certain nombre d’éléments nécessaires à l’entretien de notre corps, principalement pour permettre la multiplication, l’entretien et la restauration de nos cellules : c’est un chantier constant !

Pour cela nous avons besoin de macronutriments, c’est-à-dire des nutriments de grosse taille par exemple les sucres comme l’amidon ou le glucose. Notre alimentation doit également nous apporter des éléments essentiels, comme les acides aminés ou certains acides gras, c’est-à-dire des éléments que notre corps ne sait pas produire et que nous avons donc besoin de puiser dans notre nourriture. Enfin, nous avons besoin de micronutriments : des nutriments de petite taille, comme les vitamines ou les polyphénols, très utiles par exemple pour leur rôle antioxydant.[1]

Des briques de tailles diverses sont donc nécessaires pour construire nos cellules et répondre à leurs besoins spécifiques. Alors, sommes-nous bien approvisionnés en briques ?

Un manque général en micronutriments essentiels

De manière générale, notre alimentation actuelle est carencée en un certain nombre d’éléments très important à la bonne santé de nos cellules. C’est notamment le cas de certains acides gras essentiels et vitamines.

Les acides gras essentiels sont des éléments que nos corps ne savent pas produire et qu’il faut trouver dans la nourriture, c’est pour cela que nous les appelons « essentiels ». Vous avez déjà du entendre parler d’Oméga 3 et Oméga 6. Les Omégas 3 et 6 sont des acides gras essentiels qu’il est donc important de trouver dans notre alimentation. Alors que les Omégas 6 orientent plutôt nos cellules vers un état inflammatoire, les Omégas 3 ont une action anti-inflammatoire[2]. On sait par ailleurs qu’un régime trop riche en Omégas 6 entraine un accroissement des maladies chroniques. Pour cela, on utilise souvent le rapport Oméga 6/Oméga 3 : plus il est petit et plus c’est bon pour la santé.

On observe aujourd’hui que nos régimes actuels sont trop riches en Omégas 6 et pas assez en Omégas 3 et nous sommes encore très loin des recommandations faites par l’ANSES[3]. En effet, nous devrions doubler notre consommation d’Omega 3 !

Par ailleurs, on estime que 75% de la population des pays occidentaux a des apports en vitamines liposolubles A, D, E et B9 inférieurs aux recommandations.[4]

Alors où pouvons-nous trouver tous ces éléments manquants ?

L’herbe et les micronutriments

On s’est rendu compte il y a quelques années que la composition du lait et de la viande en micronutriments dépendait beaucoup des systèmes d’alimentation des animaux élevés. Ainsi, en fonction de ce que mange une vache, sa viande et son lait ne sont pas constitués de la même façon.

Vous savez probablement que les vaches mangent de l’herbe. Elles sont donc capables d’utiliser cette ressource, que nous ne pouvons pas consommer directement. Ainsi, dans les régions où des cultures ne peuvent être implantées, on peut élever des vaches (ou tout autre ruminant), qui nous permettent alors de produire de la nourriture.

Les résultats scientifiques sur le sujet nous permettent d’affirmer aujourd’hui que plus le pâturage est long et plus l’herbe est fraiche, plus la viande et le lait issus de ces animaux sont riches en Oméga 3 et c’est également le cas avec d’autres micronutriments très importants pour notre bonne santé comme les polyphénols (tanins) et certaines vitamines (A, E, B2 et B9). Donc, plus longtemps une vache pâture durant sa vie, plus sa viande et son lait seront riches en micronutriments indispensables.

Pour augmenter nos apports en oméga 3 et vitamines (A, E, B2 et B9), on peut ainsi manger des produits issus d’un élevage maximisant l’utilisation de l’herbe.

La filière Bleu Blanc Cœur a fait des Oméga 3 son cheval de bataille, notamment en favorisant l’utilisation de lin (riche en Oméga 3) dans la ration des animaux, ou de l’herbe, comme par exemple pour CantAveyLot une coopérative regroupant 30 fermes du cantal, de l’Aveyron et du Lot et qui collecte elle-même son lait, pour le commercialiser sous la marque les 30 fermes de CantAveyLot. Si jamais vous êtes en région parisienne, vous pouvez trouver leurs produits dans les Franprix.

 

Alors n’hésitons pas à nous renseigner sur les modes de production de ce que nous achetons, c’est à la fois passionnant et bon pour la santé !

[1] DURU M., et al. Importance des produits issus de bovins au pâturage sur les apports nutritionnels et la santé du consommateur. 2017.

[2] PATTERSON E., et al. Health implications of high dietary omega-6 polyunsaturated Fatty acids. J. of Nutrition and Metabolism, 539426. 2012.

[3] Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’environnement et du travail.

[4] TROESCH B., et al. Dietary surveys indicate vitamin intakes below recommendations are common in representative Western countries. Br. J. Nutr., 108, 692-698. 2015.